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Pour une Alimentation saine


Du 07 au 12 Novembre 2014, s’est tenu à Ngaoundéré la 3ème édition de la Semaine de la Nutrition Saine promue par l'Association Le SOURIRE.

 

Pour la troisième fois, l’association Le SOURIRE a remis ça ! La semaine de la nutrition saine a tenu les promesses des fleurs. Cette année l’association a réussi le challenge de fédérer les acteurs de la nutrition locale autour de l’action : la société civile ; le ministère de la santé publique à travers la délégation régionale, l’ENSAI de l’université de Ngaoundéré, institution porte fanion dans la formation en nutrition et agro alimentation. Une campagne de dépistage du diabète, de l’hypertension et de l’obésité a été effectuée le 11 Novembre sur le campus avec la participation des étudiants de nutrition appliquée et du département des sciences biomédicales. Il a été donné aux responsables et aux étudiants, porte flambeau de demain, de connaitre la science de nutrition, ses différentes déclinaisons et domaines connexes et ses applications dans la vie courante. Plus spécifiquement des conseils leurs ont été donnés de manière personnalisée sur la façon de mieux se nourrir même avec le « budget étudiant » pour avoir une alimentation équilibrée.

 

Le lendemain 12 Novembre était jour de conférence à l’amphi 150 sur le thème « nutrition et développement, quels enjeux pour demain » où le panel était constitué d’experts ayant une expérience à valoriser et à faire partager. On a avait à entendre Dr FOMBANG, responsable de filière qui s’est étendue sur les notions de nutrition, nutrition équilibrée, ce que la bonne nutrition peut apporter à l’individu, les divers domaines couverts par la nutrition. Le Pr NJINTANG, enseignant de technologies alimentaires a quant à lui, présenté les défis des technologies alimentaires en rapport avec la conservation de la qualité nutritionnelle des aliments, du contentement du consommateur, des échanges économiques et par conséquent de l’apport économique de la nutrition. La santé a suivi avec le délégué régional de la santé publique représenté par le Dr KEMENANG, qui a présenté l’organisation du ministère de la santé, ses relations avec les partenaires et ses politiques en matière de nutrition. Mme Hadja, point focal nutrition, nous a situé par rapport à l’action concrète des programmes sur le terrain, les réussites et les limites des programmes de nutrition ou du moins ceux existants.

 

Actualité Le Sourire  semaine de la nutrition

séance de prise de parametres ouvertes aux étudiants en plusieurs postes

 

Un aspect a relevé et non des moindres était celui de l’apport de la nutrition dans le social présenté à cet effet par l’Ing. TIOMELA, présidente de l’association Le SOURIRE, à savoir que la nutrition est liée à l’identité culturelle des sociétés de personnes (on peut identifier une personne par ses habitudes alimentaires). De nombreuses carences en micronutriments ont été constatées dans les communautés et pour les résoudre, on s’est appuyé sur l’acceptation que les communautés avaient de certains aliments. La nutrition communautaire est celle sur laquelle en agissant, on peut avoir un impact considérable sur la résorption de la malnutrition. Mais pour arriver à cela, il y a un fort besoin de volontaires et de main d’œuvre qualifiée en nutrition de façon à accompagner efficacement les populations, d’où le développement social. Dr Hamadou Gambo a fait étalage de ce qu’est la société civile et des différents combats qu’elle a mené et les accompagnement des politiques étatiques pour s’assurer la qualité des aliments consommés (différentes associations de défense des intérêts des consommateurs), la souveraineté alimentaire des populations et le rôle de veille perpétuelle pour l’amélioration des conditions des populations.

 

De nombreuses résolution ont été prises au terme de ce débat, parmi lesquelles celles de chercher des solutions locales pour les aliments de prise en charge de la malnutrition, de plaider pour le recrutement sur le terrain des nutritionnistes formés, d’élargir la réflexion en associant notamment le ministère de l’agriculture, les ONG exerçant sur le terrain et la nécessité d’organiser plus souvent des commissions interdisciplinaires pour élaborer et appliquer les stratégies de lutte dans les domaines spécifiques.

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