Consommé du nord au sud et présentement dans les pays frontaliers, le gari a conquis les cœurs et les palais et maintenant grâce à la technologie agricole, il va deviendra diététique.

 

 

gari

 

Quand on entend gari, on voit manioc, la couleur jaune variable qui rappelle l’huile de palme avec laquelle on l’a grillé et cela a toujours été tel quel. Mais de nos jours, on peut voir le gari jaune mais qui ne contient pas d’huile de palme ou la variante blanche dite pour les diabétiques. Mais qu’est ce qui se cache réellement derrière tout cela ?

 

Pour y répondre, il faudrait savoir que le manque de vitamine A est un problème de santé publique très répandu au sein de la population camerounaise. Une des solutions développée par l’agriculture à travers la recherche est le manioc biofortifié, c’est-à-dire un manioc de couleur jaune naturellement, ayant une teneur élevé en provitamine A. Pour que ce manioc ait la portée curative qu’on lui prête, il faut qu’il devienne un aliment de grande consommation. Malheusement, un bâton de manioc jaune ou un manioc de bouche n’est pas très courant ni accepté pour l’instant.

 

Par conséquent, le gari  qui a déjà cette couleur et qui est populairement un produit de  grande consommation est un atout indéniable. Aujourd’hui, ce produit gagne de plus en plus du terrain et de l’intérêt chez le  consommateur au vu de sa qualité diététique supplémentaire. S’ajoutent à cela la prise de conscience de plus en plus importante des consommateurs sur le diététique et e bio, la demande de plus en plus grandissante des pays frontaliers comme le Tchad et le Nigéria. Alors, à nos champs et cultivons!

 

Tiomela Mauriane