La ménopause marque le terme de la vie reproductive de la femme. Elle passe en montrant de quel bois elle chauffe surtout…

 

Quand vous êtes en ménopause ou péri ménopause, il y a 90% de chance que vous ayez vécu ceci : Vous vous réveillez en pleine nuit, trempée de sueur, puis, grelotter le reste de la nuit car votre chemise de nuit et vos draps mouillés sont devenus glacés. Vous êtes fatiguée le jour suivant à cause de cette mauvaise nuit et terminer la journée par une dispute avec votre partenaire. Vous êtes prise par une soudaine bouffée de chaleur en pleine réunion avec le front en sueur et les joues brûlantes au point de devoir quitter la salle précipitamment, le cœur qui s’emballe puis en nage dans vos vêtements.

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont redoutables au quotidien. On a longtemps pensé qu’elles n’apparaissaient que pendant un an, au moment de la ménopause, autour de la cinquantaine. Aujourd’hui, on découvre que la période des bouffées de chaleur dure en moyenne plus longtemps : entre 2 à 5 ans. Elles apparaissent à la péri ménopause et cessent souvent quelques années après le début de la ménopause. 15 % des femmes les subissent même pendant 30 ans. Beaucoup se plaignent aussi d’avoir une humeur changeante et d’être excessivement émotives dans ces moments.

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 Origine des bouffées de chaleur

La ménopause est marquée par des baisses de sécrétion d’hormones. Dans un premier temps, l’ovaire cesse de sécréter de la progestérone (l’hormone spécifique de la grossesse). Les cycles vont alors devenir anarchiques (plus longs, plus courts, plus douloureux) jusqu’aux dernières règles. Ensuite, diminuent les sécrétions d’œstrogènes (les hormones spécifiques de la féminité). Cette chute est responsable des bouffées de chaleur, ainsi que de la sécheresse vaginale.
Avec la chute des œstrogènes, on observe que la région du cerveau qui contrôle la température du corps, l’hypothalamus, réagit d’une façon qui reste inexplicable : il considère que le corps est en surchauffe. Dans la panique, l’hypothalamus ordonne au système nerveux central d’évacuer du corps l’excès de chaleur supposé. Les vaisseaux périphériques vont alors se dilater, et les glandes sébacées vont s’activer. Ces mécanismes peuvent faire monter la température de la peau de 2,5°C. C’est alors que vous sentez la bouffée de chaleur vous envahir.

 

Les bonnes habitudes à adopter
Pour mieux gérer vos bouffées de chaleur, il suffit d’adopter les quelques bonnes habitudes:
- Choisissez des vêtements confortables, en lin ou en coton – mais pas en matière synthétique.
- Évitez les pulls à col roulé qui risquent d’accentuer les bouffées de chaleur.
- Ne mangez pas trop de plats épicés. Attention à ne pas boire trop d’alcool.
- Essayez de toujours avoir une bouteille d’eau fraîche avec vous.
- Si vous le pouvez, travaillez dans une pièce bien ventilée, à côté de la fenêtre ou d’un ventilateur.

 

Qu’en est-il des traitements hormonaux substitutifs ?
C’est un sujet très complexe qui mérite d’être traité à part. En résumé, les traitements hormonaux substitutifs (THS) proposés ont des résultats mitigés. Leur nocivité à long terme reste controversée. Il pourrait s’écouler encore des dizaines d’années avant que la communauté scientifique ne démontre avec certitude que les THS sont sans danger. En attendant, pour vous soulager immédiatement, il existe des plantes reconnues pour atténuer les bouffées de chaleur.
Nous reviendrons dans les détails pour ces autres aspects dans les prochains articles.